Nous avons besoin de licornes (gens apolitiques, ou autrement appelés : « gens cools ») :

Il y a trois types de gens : 

La plupart des gens sont politisés par défaut, ce qui signifie qu’ils soutiennent l’idéologie perçue comme majoritaire, c’est-à-dire diffusée par les médias mainstream. 
Le deuxième type est celui des rebelles, les « moutons noirs », c’est-à-dire les gens qui se rebiffent contre l’idéologie majoritaire.
Puis, il y a les licornes.

L’erreur fondamentale de la majorité des gens est de croire que leur idéologie préférée, qu’elle soit politique, religieuse ou sociétale, est celle qui, seule, permettrait au monde de mieux se porter. Elle mériterait de ce fait de prendre le pas sur toutes les autres, parce que celle-ci et uniquement celle-ci détiendrait le bon et le juste.

C’est ignorer que les bords politiques et idéologiques sont comme la jambe gauche et la jambe droite.

Il existe une dimension génétique aux vues idéologiques. Nous savons par exemple que le cerveau d’un « droitard » absolu est structurellement différent de celui d’un « gauchiste » convaincu.
Il y a également une dimension héritable, une dimension hormonale, une dimension environnementale et une dimension qui a trait au vécu dans l’enfance.

Donc, si les grands bords opposés sont les jambes de la société, les gens de ces grands bords opposés sont comme l’œil gauche et l’œil droit ; ils perçoivent le monde littéralement d’un autre point de vue.

Les sujets politico-idéologico-sociétaux nous prennent autant aux tripes car derrière les idées se cachent l’adaptation de la vie à son milieu, et in fine sa constitution même. C’est pour cela que nos poils se hérissent lorsque nous nous rendons compte que la personne avec qui nous faisons connaissance est « de l’autre bord » ; c’est parce que notre cerveau interprète que nous sommes en face d’un membre de la tribu d’en face qui veut nous tuer.

La réalité est que nous avons besoin de la rivalité politique pour faire se confronter les idées et ainsi s’adapter au milieu sans cesse changeant.

Pour avancer sans tomber nous avons besoin des deux jambes et des deux yeux, et il ne faut qu’aucune jambe ni aucun oeil ne prenne le pas sur l’autre.

Mais nous avons aussi besoin de gens apolitiques et neutres pour réduire la pression de la casserole. 
Ce sont les licornes.

Les licornes sont ces gens avec qui vous pouvez discuter sans sentir de jugements de valeur ou de silences moralisateurs.
La raison en est que premièrement ils évitent de se confronter à la saturation d’information négatives et polarisantes, et secondement qu’ils ont compris que nous avons besoin des deux jambes et deux yeux, ce qui leur permet de mettre leur propre affinité naturelle sur off afin d’écouter l’autre point de vue.

Les licornes sont rares, mais la société en a besoin plus que jamais. 
Et à vrai dire ce sont les gens les plus détendus de la pièce.

BL

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