Dépasser VRAIMENT la peur de la page blanche et le trac des présentations en public :

Voilà la source du problème : les gens pensent que leur fruit créatif est un bien destiné à être donné aux autres afin qu’ils le jugent recevable ou non. 
Retenez ceci.
Une création serait une espèce de service rendu vide de valeur à moins que quelqu’un vous dise : « ah, c’est bien ce que tu fais ».
Conneries.
Ce travail est une extension de vous, c’est votre expression. 
La personne que vous cherchez à épater, c’est vous.
Croyez-vous que les grands créatifs attendent un « ah, c’est bien ce que tu fais » pour écrire leur dernière ligne puis l’amener sous la lumière du monde ?
Cette création est le bateau que vous construisez dans votre cave. 
Pourquoi cette sueur, dans la sciure de bois, ces clous dans la main, jusqu’à ce que la nuit se termine ? 
Pour un ridicule : « ah, c’est bien ce que tu fais » ? 
Pour un agréable : « c’est génial ! », qui vous apportera un pansement temporaire ?
Vous construisez de vos mains ce bateau pour arpenter les mers et les océans. 
Vous le bâtissez pour qu’il soit le plus solide et le plus beau des bateaux, qu’il résiste au vent et qu’il fende les vagues de son bois taillé, poncé, senti, apprécié, des milliers et des milliers d’heures, avec une architecture modelée pour la vitesse, un équilibre, une conception minutieuse et profonde, pensée jusqu’à la moindre encoche de la plus petite veine de la plus petite planche de bois : vous le construisez pour que sur le navire de votre talent vous puissiez connaitre CE moment où vous vous dites : BON SANG C’EST GÉNIAL !
Vous le créez d’abord pour être fier de vous. 
Vous êtes un égoïste, et c’est très bien comme cela. 
Pour oser faire briller son art il faut être égoïste. 
Le créatif est un égoïste et son égoïsme sert l’humanité.
Mais voilà la subtilité : s’il faut créer pour soi, il faut adapter le produit pour qu’il soit le plus attirant et accessible pour les autres. 
Il faut que sur ce bateau vous puissiez accueillir du monde et qu’ils l’adorent tellement qu’ils souhaitent y revenir, car premièrement cela vous fera encore plus aimer votre bateau, et secondement parce que nous n’existons que par ce que nous donnons au monde et par ce que le monde nous redonne.
Réalisez que vous travaillez d’abord pour vous et vous vous déchargerez de la peur de créer. 
Réalisez que ce travail est une partie de vous et vous apprendrez à l’aimer. 
De cette façon, lorsque vous estimerez qu’il est prêt, vous oserez y faire monter les autres, car seul comptera ce que vous, vous en penserez.
Vous devrez ensuite de prendre en compte leurs avis pour sans cesse l’améliorer.
Travaillez pour vous, présentez votre travail pour vous, aimez ce que vous faites pour vous, vivez pour vous. 
Mais faites de votre bateau un bateau magnifique où l’on passe les meilleurs moments.
BL

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s